La migration de main-d'œuvre reste essentielle pour pourvoir les postes vacants en Flandre occidentale
La Voka met en garde contre les répercussions d'un durcissement de la réglementation sur les offres d'emploi
Voka – Chambre de commerce de Flandre occidentale – met en garde contre le risque que le durcissement récent des règles en matière de migration de main-d'œuvre aggrave la pénurie de personnel déjà existante dans les entreprises. Selon Voka, l’insertion des demandeurs d’emploi locaux reste une priorité, mais elle ne suffit pas à pourvoir tous les postes vacants. « La migration de main-d’œuvre ciblée n’est pas une alternative à l’insertion locale, mais un complément nécessaire », déclare Bert Mons, directeur général.
Baisse de l'immigration de main-d'œuvre
L’afflux de travailleurs migrants diminue considérablement, en partie en raison de conditions plus strictes qui obligent les employeurs à privilégier d’abord les candidats flamands et belges. Voka Flandre-Occidentale craint que les entreprises aient ainsi encore plus de mal à trouver des profils adaptés pour les métiers en pénurie.
Le vivier local est insuffisant
Fin juillet 2026, les entreprises de Flandre occidentale comptaient 7 496 postes vacants. Au cours de la même période, on dénombrait 34 421 demandeurs d’emploi, dont 6 256 sont, selon le VDAB, disponibles dans un délai de six mois. Même si toutes ces personnes étaient embauchées immédiatement, il resterait théoriquement encore 1 240 postes vacants à pourvoir.
Inadéquation qualitative
Outre la pénurie quantitative, on observe un fort décalage qualitatif. C’est surtout dans les secteurs de l’ingénierie, de la production, de la construction et des soins de santé que les besoins sont importants et que les emplois exigent des compétences ou une expérience spécifiques. « Mettre en regard une offre d’emploi et un demandeur d’emploi ne garantit pas pour autant une adéquation », explique Bert Mons. « Nous devons miser à la fois sur l’activation, la formation et la reconversion professionnelle, tout en conservant la possibilité d’attirer de manière ciblée des talents étrangers lorsque nous ne les trouvons pas ici. »
La démographie aggrave la pénurie
Le vieillissement de la population aggrave structurellement la pénurie : de nombreux travailleurs expérimentés quittent le marché du travail, tandis que l’arrivée de jeunes reste insuffisante. C’est pourquoi Voka West-Vlaanderen plaide pour que le recrutement international reste un pilier à part entière de la politique du marché du travail, parallèlement aux efforts de recrutement locaux, régionaux et européens.
Appel à une politique équilibrée
Voka demande de lutter sévèrement contre les abus sans alourdir inutilement le système pour les employeurs respectueux des règles. « Quiconque souhaite faire croître notre économie et maintenir notre niveau de prospérité doit également reconnaître que nous avons besoin de talents provenant de l’extérieur de nos frontières. La politique doit partir des besoins concrets sur le terrain », conclut Bert Mons.