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BIM = CONSTRUIRE AVEC MOINS DE GASPILLAGE

Principes Lean

Contrairement à ce que l'on pense, le BIM n'a pas pour but de faciliter la vie de l'architecte, ou de n'importe quelle autre partie dans le processus de construction. Avec le BIM, on vise plutôt ce qu'on appelle les principes LEAN: générer une valeur maximale pour le client avec le moins de gaspillage possible, tant en matière de temps que d'argent et de matières premières. Ceci s'effectue, entre autres, en facilitant la communication avec aussi bien le maître de l'ouvrage que les différentes parties et en minimisant les malentendus. Par l'approche du suivi classique du processus de construction et par l'implication plus précoce des différents acteurs dans le processus, de nombreux problèmes peuvent, en outre, être évités sur le chantier. D'une part, la conception et l'exécution peuvent être mieux harmonisées, d'autre part, les erreurs peuvent déjà être décelées quand elles ne sont encore que virtuelles. Il convient, il est vrai, d'investir davantage dans la conception, mais au final, on réalisera une économie importante sur le processus complet. On affirme en général que les coûts d'échec d'un projet peuvent être réduits de 8, voire de 15%, grâce au BIM.


Clash detection

Le logiciel Model Control joue un rôle crucial dans la détection des erreurs et la réduction des coûts d'échec. Un tel logiciel permet, en effet, d'identifier automatiquement les erreurs, lacunes et incongruités possibles, ceci aussi bien au sein d'un seul modèle qu'entre différents modèles (de référence). Les problèmes sont détectés quand ils sont encore virtuels et gérables, et ce, en une fraction du temps autrement nécessaire à de tels contrôles.

Le contrôle automatique s'opère généralement à trois niveaux:

  • Géométrie: à ce niveau, on vérifie la présence d'erreurs géométriques. Il peut s'agir, par exemple, de l'alignement des différents modèles, des ajustements entre différents éléments constructifs, de doublons éventuels, …
  • Information: l'information dans les différents modèles est aussi contrôlée. Tous les modèles et éléments ont-ils la dénomination correcte? Les paramètres concordent-ils?
  • Réglementation: le concept satisfait-il aux normes et réglementations pertinentes? Par exemple, les sorties de secours sont-elles présentes en suffisance, la résistance au feu des éléments constructifs est-elle correcte?La plupart des logiciels Model Control comportent déjà un set de réglage de base et différents distributeurs proposent aussi des sets spécifiques au pays.

Toutefois, quiconque désire exécuter des contrôles plus approfondis ou contrôler des exigences ou aspects spécifiques, peut, moyennant une connaissance pointue du progiciel, également configurer ses propres règles. A cet effet, les grandes entreprises disposent de plus en plus souvent d'un manager BIM spécialisé, mais on peut aussi s'adresser à des consultants BIM externes.

Résultats

Idéalement, le Clash Detection est exécuté à travers le projet à intervalles réguliers et ce, à un niveau de plus en plus détaillé. Cependant, cela n'a guère de sens de juxtaposer plusieurs modèles de discipline sans contrôler chaque modèle séparément, ou d'exécuter des contrôles très détaillés dès la phase initiale d'un projet. Du reste, le Clash Detection peut procurer des résultats surprenants.

En effet, le nombre de messages d'erreur peut se compter en milliers, voire dizaines de milliers. Mais ceci ne veut pas dire que tous ces messages d'erreur conduisent ou conduiront effectivement à des problèmes. Dans bon nombre de cas, c'est une question de dénominations incorrectes, d'utilisation d'un modèle suranné, …

Il s'agit donc pour les différentes parties de nuancer par elles-mêmes les résultats du Clash Detection et de décider lesquels, et à quel moment du processus de construction, sont effectivement importants.